Pneumologie

Le contrôle de l’asthme

On estime que l’asthme de votre enfant est bien contrôlé s’il n’a aucun (ou un minimum de) symptôme, une fonction pulmonaire normale, une scolarisation normale et que ses activités physiques, sportives et de la vie quotidienne ne sont pas limitées. Or, on sait qu’en France 66 % des enfants ont un asthme insuffisamment contrôlé ; parents et enfants ayant souvent tendance à sous-évaluer la sévérité de la maladie. Il était difficile jusqu’à présent d’apprécier de façon objective le contrôle de l’asthme de son en fant. C’est aujourd’hui possible grâce à un questionnaire simple en 7 questions. Faites-le test avec votre enfant, remplissez avec lui ce questionnaire et apportez-le à votre médecin lors de la prochaine consultation. Ce test aidera votre médecin à adapter le traitement si cela est nécessaire afin d’améliorer le contrôle de l’asthme de votre enfant. Un bon contrôle de l’asthme permet une bonne qualité de vie pour votre enfant.

Le diagnostic a été posé : votre enfant est bien asthmatique. Votre médecin va vous proposer un traitement en fonction de la fréquence et de l’importance des symptômes. Il peut être amené à lui prescrire un traitement à prendre tous les jours pendant plusieurs mois si les crises se répètent souvent.
On parle alors de traitement de fond. Pour être efficace, ce traitement doit être pris tous les jours, et sur une longue durée (plusieurs semaines, plusieurs mois ou plusieurs années) même lorsque votre enfant se sent bien. En effet, le traitement de fond est à la fois curatif (il soulage les symptômes) et préventif (il empêche la survenue des crises).
Les principaux médicaments du traitement de fond sont les corticoïdes inhalés, auxquels on ajoute, en cas de besoin, d'autres produits comme les bronchodilatateurs à longue durée d'action et/ou, éventuellement, les antileucotriènes. Dans certains cas, une désensibilisation allergologique peut être proposée.

Ce traitement doit reposer sur une prise en charge globale qui inclue le contrôle de l'environnement intérieur, et la lutte contre le tabagisme passif puis actif à l'adolescence. En effet, le tabac a des effets très néfastes sur les voies respiratoires de l'asthmatique : il faut absolument interdire de fumer en présence ou au domicile d’un enfant asthmatique. De plus, il vous sera également proposé de participer à des séances d’éducation thérapeutique, dans une école de l’asthme par exemple.
Si malgré tout une crise d'asthme survient, il existe des traitements de la crise qui permettent de soulager rapidement les symptômes.

L'éducation thérapeutique

L'enfant est asthmatique doit retenir beaucoup d'informations, il doit apprendre à utiliser correctement les médicaments, les chambres d’inhalation, le peak flow, modifier certains comportements, savoir quand appeler le médecin, etc.
L'éducation thérapeutique participe de manière très efficace à la maîtrise des crises et l’amélioration de la qualité de vie.
L’éducation thérapeutique c’est d’abord disposer d’une bonne connaissance de la maladie, de son aggravation potentielle c’est à dire des signes précédent la survenue d’une crise et des traitements à suivre.
Il est aussi très important d’apprendre et de savoir utiliser les sprays à prendre au moment de la crise.
Cette éducation thérapeutique c’est aussi respecter l’observance la meilleure qui soit que cela concerne la prescription médicale ou les différentes règles d’hygiène de vie. Retrouverez ici plus d'information sur le sujet.

L'asthme à l'école

Le PAI, projet d’accueil individualisé : le projet d’accueil individualisé, le PAI, est mis au point pour permettre de faciliter l’intégration à l’école de l’enfant atteint de troubles de santé, comme les allergies alimentaires ou l’asthme. La circulaire du 19 novembre 1999 précise les modalités d’application du PAI pour les enfants allergiques. Elle précise l’obligation d’accueillir ses enfants au même titre que les autres et d’associer toute l’équipe éducative, le médecin scolaire et l’infirmière scolaire à l’élaboration de ce contrat.

Le PAI associe les parents, le médecin traitant, le chef d’établissement et les enseignants, le médecin scolaire et l’infirmier scolaire ainsi que les partenaires extérieurs comme les collectivités locales. Le PAI doit détailler les traitements prescrits par le médecin : une ordonnance du médecin détail les traitements à délivrer à l’enfant selon les manifestations qui peuvent se produire (démangeaison, urticaire, gêne respiratoire, asthme, œdème de quelques, chaque anaphylactique etc.

Le PAI permet de mettre en place les modalités des sorties scolaires et de connaître l’attitude à adopter lorsque l’enfant présente des manifestations asthmatiques.

Suivi de l’asthme

Dans environ 80% des cas, l’asthme de l’enfant est d’origine allergique. Il est impératif de réaliser un bilan allergologique dès l’instant où le diagnostic d’allergie a été posé. Ces tests peuvent être pratiqués par des spécialistes dès que l’enfant a quelques mois.

Il est important de surveiller l’asthme de votre enfant en mesurant régulièrement son souffle. Votre médecin fera pratiquer une mesure du souffle (appelée EFR pour Epreuve Fonctionnelle Respiratoire). Ceci lui permettra d’évaluer le niveau de sévérité de l’asthme. Ces EFR permettront ensuite d’évaluer l’efficacité du traitement de fond. Mais une mesure du souffle peut aussi être pratiquée à la maison à l’aide d’un petit appareil que l’on appelle Débitmètre de pointe ou Peak Flow. Votre médecin vous expliquera le fonctionnement de ce petit appareil et vous remettra un carnet de suivi qui vous permettra de noter les mesures pendant une période donnée (1 mois par exemple).

Deux situations peuvent se présenter :

  • La mesure du souffle de votre enfant est satisfaisante, elle correspond aux valeurs déterminées avec le médecin : tout va bien ! vous continuez le traitement prescrit
  • La mesure du souffle de votre enfant montre des valeurs inférieures à celles déterminées avec le médecin : il faut réagir car c’est le signe que l’asthme de votre enfant n’est pas bien contrôlé.
  • N’hésitez pas à consulter votre médecin qui vérifiera l’état respiratoire de votre enfant, adaptera éventuellement son traitement et vous proposera un plan d’action personnalisé écrit qui vous permettra d’agir le plus tôt possible en cas d’aggravation de l’asthme ou en cas de crise.

Les stages climatiquesFace à l'asthme, pensez aux stages climatiques ! En plus de la qualité de l'air en montagne, notre établissement offre un encadrement thérapeutique adapté.Nous recevons en effet de nombreux enfants vivant en milieu urbain, dans des logements où les phénomènes allergiques sont nombreux. Acariens, poussière, animaux, pollens, pollution sont autant d'éléments capables de provoquer une crise d'asthme. La pollution est souvent extérieure , mais bien plus souvent intérieure, notamment du fait d'un tabagisme passif.

En l'absence de contact avec les acariens absents au-delà de 1 300 mètres et loin de toute fumée de cigarettes ou autres polluants, l'état de santé des enfants s'améliore lors des séjours en altitude. Les enfants allergiques aux pollens peuvent bénéficier du décalage de la floraison en montagne. Celle-ci est en effet plus tardive en altitude. Un séjour en période de pollinisation printanière en plaine avec retour au domicile au début de la période estivale permet à l'allergique d'éviter les périodes à haut risque pollinique.

Nous organisons ces stages climatiques pendant les vacances scolaires (15 jours) durant lesquels l'équipe médicale insiste sur l'éducation thérapeutique de l'enfant (surveillance de son asthme, utilisation du débitmètre de pointe et des inhalateurs, éviction des allergènes, etc...). La reprise d'une activité physique peut ainsi se faire sur le mode du loisir ou dans le cadre d'un schéma de réentraînement notamment en cas de surcharge pondérale associée, conséquence d'une trop grande sédentarité souvent liée à l’asthme.

La prise en charge est assurée par une équipe médicale pluridisciplinaire comprenant un pneumo pédiatre, un médecin, un kinésithérapeute, des infirmières, une psychologue et une diététicienne. Le problème de l'allergie alimentaire ne doit pas être négligé, c'est une maladie quatre fois plus fréquente chez l'enfant que chez l'adulte.

La prise en charge financière de ces séjours par la Sécurité Sociale se fait sur l'initiative du médecin traitant.

Filtres et purificateurs d'air

La qualité de l’air que votre enfant respire à l’intérieur dépendra en partie de votre installation de chauffage, de la ventilation, de la climatisation et de l’air qui circule. S’il est exposé aux pneumallergènes et aux irritants (poils d’animaux, spores de moisissures, pollens, fumée de tabac) vous pouvez utiliser un filtre pour votre système de chauffage, de ventilation et de climatisation afin de réduire le nombre d’allergènes en circulation. 

Ces filtres n’éliminent pas les allergènes déjà installés dans la literie, les tapis et les meubles.
Les allergènes d’acariens, plus grands que les autres allergènes et transportés par l’air, tombent après quelques minutes passées dans la poussière et les courants d’air. L’un des systèmes de filtration de l’air recommandé par les médecins pour réduire la concentration en allergènes irritants sont les filtres HEPA. 

Les aspirateurs et purificateur d’air équipé de filtres HEPA jouent un grand rôle dans l’éviction des allergènes du domicile. L’utilisation régulière de l’aspirateur est essentielle pour réduire l’exposition aux allergènes aux irritants. Pour éviter de remettre les allergènes en suspension lorsque vous passez l’aspirateur, équipez-vous d’un aspirateur muni d’un filtre HEPA.

Définition :

  • L’éducation thérapeutique doit permettre aux malades d’acquérir et de maintenir des compétences qui leur permettent de gérer de manière optimale leur traitement afin d’arriver à un équilibre entre leur vie d’enfants, d’adolescent, puis d’adulte et leur maladie.
  • L’ETP est un processus continu qui fait parti intégrante des soins thérapeutiques : traitement médicamenteux, rééducation respiratoire, etc
  • L’ETP est conçue pour aider les malade set leur famille à comprendre la maladie et leur traitement, à coopérer avec le personnel soignant, à vivre sainement et maintenir ou améliorer leur qualité de vie à long terme. (OMS 1998)
  • Un exemple d'éducation thérapeutique
  • Les attentes du séjour à la Guisane
  • Permettre à l’enfant de vivre au mieux sa maladie :
  • Améliorer ses connaissances, son autonomie vis-à-vis de sa maladie et son traitement,
  • Maintenir une certaine qualité de vie,
  • Le faire participer et le faire adhérer à la prise en charge de son traitement,
  • Eviter ou diminuer les complications et les rechutes.
  • Permettre à l’enfant de changer son comportement de soin,
  • Permettre à l’enfant d’évoluer avec sa maladie,
  • Sensibiliser les familles à l’importance de leur intégration dans l’ETP.

Règles lors des séances d’ETP

  • Participation aux ateliers et à l’écoute,
  • Respect de l’adulte et des autres enfants dans leur questionnement,
  • Aucun téléphone portable lors des séances d’ETP afin de permettre la qualité de l’ETP.

 Organisation de l’ETP pour les enfants solarisés pour l’année

  • En septembre : évaluation des enfants individuellement sur leur connaissanes et sur le ressenti afin de poser notre diagnostic éducatif :
  • Questionnaire d’entrée sur la pathologie : regroupant évaluation sur les connaissances, les attentes et les objectifs de l’enfants ,
  • Questionnaire sur le ressenti : regroupant la situation sociale de l’enfant et son ressenti ave l’extérieur,
  • Evaluation du peak flow,
  • Evaluation de la prise des sprays,
  • Projet éducatif avec positionnement sur le diagnostic éducatif.

COMPRENDRE

  • Principe de base de la prise en charge de l'asthme
  • Définition de l'asthme
  • Déroulement de la consultation du médecin
  • L'asthme allergique
  • L'asthme non-allergique
  • L'asthme et vos bronches

Les symptômes de l’asthme chez le jeune enfant comprennent une respiration sifflante, une toux persistante et des rhumes avec toux persistante ou récurrent. En raison de ses symptômes l’asthme chez l’enfant est souvent confondu avec une bronchite récurrente. Dans de très nombreux cas, l’asthme est une manifestation de la prédisposition génétique au développement d’une hypersensibilité aux allergènes. En fait, beaucoup d’asthmatiques ont aussi une rhinite allergique.

La réponse excessive du système immunitaire sensibilisé au facteur déclenchant de l’asthme (généralement des allergènes inhalés comme les poils d’animaux et les acariens, ainsi que des substances irritantes provoquant aussi des symptômes de rhinite allergique) est souvent le facteur principal de l’aggravation de l’inflammation sous-jacente des voies respiratoires.

D’autres facteurs déclenchant mon allergisant, connu sous le terme de facteurs favorisant, affectent tout particulièrement les asthmatiques. Ils comprennent des affections telles que la rhinite, sinusite, le reflux gastro-œsophagien et des infections virales (rhume et grippe) ; des stimuli physiques comme l’exercice ou les variations de la température de l’air et du taux d’hygrométrie ; des sensibilités à des additifs alimentaires tels que les sulfites, les médicaments comme les bêtabloquants, l’aspirine et autres anti-inflammatoires.

La majorité des asthmatiques ont des allergies (une rhinite allergique pour la plupart) mais l’asthme se manifeste parfois sans composante allergique. Les facteurs favorisant, comme la sinusite, le reflux gastro-œsophagien, les polypes nasaux, la sensibilité à l’aspirine et aux autres anti-inflammatoires peuvent déclencher cette maladie.

D’habitude, le système immunitaire protège l’organisme contre les bactéries, virus, les parasites et autres agents pathogènes en produisant des anticorps qui reconnaissent les envahisseurs et les élimine sans faire d’histoires. En fait, le plus souvent, tant que le système immunitaire fonctionne bien, vous ne vous rendez même pas compte que ce processus continu se déroule pour assurer votre survie à votre santé. Dans le cas d’une allergie, le système immunitaire produit en surnombre des anticorps contre les substances habituellement inoffensives comme les pollens. La prédisposition génétique de votre système immunitaire à développer des hypersensibilités est une caractéristique héréditaire, qui explique souvent pourquoi le système immunitaire de certaines personnes réagit de façon excessive lors d’une exposition un allergène, tandis que d’autres ignorent ou éliminent tout simplement ces substances

L’asthme est une pathologie inflammatoire chronique des voies aériennes pulmonaires responsables de difficultés respiratoires et qui nécessite un bon diagnostic, un traitement précoce et incisif, ainsi qu’une prise en charge efficace à long terme. Elle peut peut être déclenchée par des substances irritantes non allergisantes, parmi lesquels la fumée de cigarette, les produits entretiens, les aérosols, les solvants, les fumées, les gaz, les peintures, la pollution atmosphérique…

Principe de base de la prise en charge de l’asthme.

L’asthme existe aux quatre coins de la planète, touchant des personnes de tous les milieux. L’empereur romain César Auguste n’est qu’un des nombreux personnages historiques souffrant de cette maladie respiratoire. Déjà vers 2500 ans avant J.-C., les médecins chinois mentionnés des cas d’asthme. Les Grecs anciens ont rapporté des observations similaires, d’ailleurs asthme est un mot d’origine grecque qui désigne symptômes classiques de cette pathologie : l’essoufflement.
La fréquence et la sévérité de l’asthme ne cesse de croître en de nombreux points du globe. L’augmentation de la pollution à l’intérieur des maisons joue sans doute un rôle important dans le renforcement de l’incidence de cette maladie.
La France compte plus de 4 millions d’asthmatiques, dont un tiers sont âgés de moins de 15 ans. 9 % des enfants sont asthmatiques.
La prévalence cumulée de l’asthme a doublé au cours de ces 20 dernières années, en dépit des nombreux progrès médicaux dans le diagnostic et le traitement de l’obstruction des voies respiratoires, qui est la cause principale de cette maladie.
Environ 500 adolescents par an meurent encore en France, malgré des traitements très efficaces.

Définition de l’asthme.

L’asthme est une maladie pulmonaire inflammatoire chronique responsable de problèmes respiratoires. C’est aussi maladie complexe que les asthmatiques eux-mêmes leur entourage et même certains médecins n’identifient pas immédiatement.
L’inflammation des bronches et le facteur sous-jacent le plus important de l’asthme. Si votre enfant a de l’asthme, ses symptômes vont et viennent, mais l’inflammation sous-jacente persiste.

Les symptômes de l’asthme durent de quelques minutes à quelques heures, ou de plusieurs jours à des semaines, en fonction du traitement, de la sévérité de l’asthme et du type de mécanismes déclenchant. Même si la guérison de l’asthme n’est pas possible, les effets de la maladie, généralement réversible, peuvent être maîtrisés. Par contre, un asthme mal traité peut entraîner une perte fonctionnelle des voies respiratoires et dans certains cas, des altérations pulmonaires irréversibles.

Un traitement adapté précoce et incisif est indispensable à la prise en charge efficace de l’asthme de votre enfant.
L’asthme apparaît souvent avant 11 ans. C’est la première maladie chronique de l’enfant. Dans le cas d’un asthme infantile, l’atopie ou les antécédents familiaux allergiques sont les principaux facteurs prédisposant à la maladie.

Les deux tiers des asthmatiques ont un membre de leur famille asthmatique. Néanmoins, la présence d’asthme dans la famille ne condamne pas forcément à devenir asthmatique. On hérite de la prédisposition à la maladie, mais pas de la maladie elle-même. Tous les asthmes ne sont pas allergiques, et toutes les allergies ne provoquent pas d’asthme.

La consultation du médecin.

Première consultation :

La visite chez le médecin est un moment important. L’efficacité du traitement de votre enfant ne dépend pas tant de la durée de la consultation que de sa qualité. Afin d’établir le bon diagnostic, votre médecin l’enverra peut-être consulter un spécialiste : un allergologue ou un pneumologue.

Lors de la première consultation, le médecin abordera les points suivants :

  • • Bilan des antécédents médicaux de l’enfant en reprenant toutes les maladies qu’il a eu et pas seulement celle qui semble en relation avec l’asthme ou les allergies.
  • • Examen clinique. En fonction de la maladie, des antécédents, l’examen s’intéressera surtout aux régions concernées par les symptômes, ou comprendra une évaluation plus générale.
  • • Des tests cutanés pour confirmer une sensibilisation spécifique. La prescription d’un traitement accompagné de recommandations de suivi et d’instruction sur les mesures environnementales à entreprendre pour éviter, ou du moins réduire, les expositions au facteur déclenchant de son asthme ou de ses allergies.
  • • L’hypersécrétion bronchique : les sécrétions et le mucus émis au cours du mécanisme inflammatoire s’accumule dans les bronches, submerge les capacités d’évacuation des cils qui sont chargées d’évacuer le mucus des voies respiratoires, et entraîne un encombrement bronchique. La libération à long terme de fluide inflammatoire dans les bronches contractées, hyper réactive et encombrée peut aboutir à un œdème bronchique. Les bronches deviennent plus rigides et perturbent le débit respiratoire. Dans les cas graves d’encombrement et d’œdème bronchique, l’accumulation du mucus conduit à la formation d’un bouchon muqueux, qui limite fortement le passage de l’air.
  • • La bronchoconstriction : lorsqu’un facteur déclenchant ou favorisant irrite ses bronches, il induit la libération de médiateurs chimiques. Puis les muscles entourant les bronches se contractent, provoquant la bronchoconstriction. Ce mécanisme entraîne une réduction du diamètre des voies aériennes à l’origine des difficultés respiratoires.
  • • L’inflammation bronchique : l’inflammation des bronches au cours de l’asthme peut entraîner une hyperréactivité bronchique. C’est-à-dire que les muscles qui entourent les bronches sont très sensibles et réagissent de manière excessive. Ils se contractent, provoquant une bronchoconstriction ou un bronchospasme, lors d’une exposition à des allergènes.
  • Votre médecin peut également prescrire à votre enfant un stage climatique dans notre centre de soins spécialisés dans la prise en charge de l’asthme de l’enfant, de courte durée pendant les vacances, ou dans les cas plus graves, pour l’année scolaire.
  • Notez chaque jour les symptômes de votre enfant, ces informations aideront votre médecin lors de l’évaluation de sa maladie. Vous pouvez présenter ce carnet de bord de ses symptômes sous la forme d’un tableau, avec lignes et colonnes pour les symptômes, les médicaments, les débits expiratoires de pointe et vos remarques concernant les éventuels facteurs déclenchants. Préciser à votre médecin si d’autres membres de la famille ont des maladies allergiques ou souffrent d’asthme.
  • Après avoir pris connaissance de vos antécédents médicaux votre médecin examinera votre enfant pour chercher des signes physiques de son asthme ou de ses allergies. Il observera les yeux, le nez, la gorge des sinus. L’inspection du thorax et des épaules permettra de mettre en évidence une distension pulmonaire ou une attitude rentrée des épaules qui peuvent signer des difficultés respiratoires. Il recherchera une respiration sifflante ou d’autres bruits respiratoires anormaux, ainsi que les caractéristiques de son débit respiratoire.
  • Si parmi ses symptômes votre enfant à une toux, une respiration sifflante et un souffle court, votre médecin demandera à ce qu’il réalise une étude fonctionnelle respiratoire à l’aide d’un spiromètre pour vérifier si l’asthme est responsable de son état. Un spiromètre est un appareil qui mesure le débit des voies aériennes avant et après l’inhalation d’un bronchodilatateur à effet immédiat.
  • Cette technique offre chez l’enfant de plus de cinq ans, le meilleur moyen de dépister une obstruction bronchique et de voir si l’état est réversible c’est-à-dire s’il s’améliore après l’inhalation d’un médicament approprié. Votre médecin peut aussi prescrire un test de provocation bronchique pour affiner son diagnostic. Cet examen comprend un exercice de quelques minutes sur une bicyclette d’appartement ou un tapis roulant, ou bien l’inhalation d’une petite dose de métacholine ou d’histamine pour déterminer si des symptômes légers de l’asthme sont dus à un propos se passent. Ce test permet aux médecins de diagnostiquer un asthme, dont les symptômes apparaissent au cours des tests en raison de l’hyperréactivité bronchique, mais qui autrement passerait inaperçu.

Deuxième consultation :

Lors de la deuxième consultation chez un pneumologue, en général quelques semaines après la première, le médecin étudie les résultats des examens de votre enfant, et vous explique le diagnostic et élabore le traitement. Il contrôlera ainsi l’efficacité des médicaments prescrits précédemment et ajustera éventuellement les médicaments ou le dosage. Il rédigera également un programme thérapeutique. Assurez-vous d’avoir bien compris les différents éléments de ce programme et vérifier que votre enfant pourra s’y tenir.

L’asthme allergique :

Les facteurs déclenchant de cette forme commune d’asthme sont en général les allergènes inhalés comme les acariens, les poils d’animaux, les spores de moisissures et les pollens.

Si votre enfant souffre d’un asthme allergique, il est sans doute sensible à une combinaison de plusieurs de ces allergènes et souffre certainement de rhinite allergique (rhume des foins, ou de conjonctivite allergique. Dans ce cas il convient d’éliminer les allergènes de votre domicile et de respecter les mesures d’éviction pour limiter l’exposition aux allergènes.

Selon le degré de sensibilité de votre enfant et son niveau d’exposition aux allergènes inhalés, votre médecin vous recommandera de lui faire pratiquer des tests d’allergie pour découvrir quels sont les agents responsables de son asthme allergique et savoir si une immunothérapie est envisageable. L’immunothérapie tend à réduire le niveau de sensibilité aux allergènes qui affectent votre enfant, et permet ainsi de réduire les symptômes de ces allergies et de son asthme.

L’asthme non allergique :

Les irritant comme la fumée de tabac, les produits d’entretien, les savons, les parfums, les colles, les aérosols, les fumées de feu de bois, les fumées de poêle, les gaz d’échappement et les polluants atmosphériques déclenchent l’asthme. Les infections des voies respiratoires supérieures, les sinusites, les polypes nasaux, le reflux gastro-œsophagien et la tolérance à l’aspirine aggrave l’inflammation bronchique et déclenchent les symptômes de l’asthme chez certains enfants.

L’asthme et vos bronches :

Les voies aériennes sont absolument vitales à notre santé. Le réseau bronchique permet à nos poumons de faire passer l’oxygène vers la circulation sanguine et d’éliminer le dioxyde de carbone.
Dans l’asthme, l’obstruction bronchique est souvent due à une inflammation sous-jacente responsable d’un ou plusieurs des mécanismes suivants :

Ces mécanismes bronchiques font partie d’un processus plus général appelé réaction inflammatoire, réaction complexe qui peut favoriser un cercle vicieux d’aggravation de l’inflammation, d’hypersécrétion, de constriction et de congestion, au cours de laquelle les bronches deviennent de plus en plus sensibles et inflammatoires en réponse aux allergènes, irritant et facteur favorisant.
Si votre enfant est asthmatique, l’inflammation persiste dans ses bronches qu’il ressente ou non des symptômes.

SOIGNER

  • Diagnostiquer l'asthme
  • Etapes essentielles de la prise en charge de l'asthme
  • Les cures climatiques
  • Les facteurs déclanchants de l'asthme
  • L'asthme d'effort
  • Rhinite et sinusites
  • Reflus gastro-oesophagien
  • Infections virales
 

Diagnostiquer l’asthme.

Une prise en charge efficace de l’asthme commence par un bon diagnostic. Afin de savoir si l’asthme responsable des symptômes de votre enfant, votre médecin l’interrogera sur ses antécédents médicaux, l’examinera et lui soumettra une série de tests, fonctionnel et autres. L’établissement d’un diagnostic n’est pas simple dans le cas de l’asthme car les symptômes, difficile à identifier, varie beaucoup d’un patient à l’autre.

Un interrogatoire complet des antécédents médicaux de votre enfant est indispensable pour comprendre l’origine de ses symptômes respiratoires. C’est pourquoi son médecin lui posera une multitude de questions concernant divers aspects de son état et de sa vie. Il faut essayer de fournir aux praticiens le plus d’informations possibles concernant le type de symptômes (toux, respiration sifflante, souffle court, oppression thoracique, toux grasse). Il devra également savoir à quel rythme les symptômes apparaissent, quelle est la durée et la fréquence ainsi que l’intensité.

L’activité physique de votre enfant a-t-elle un impact sur ses symptômes ? Y a-t-il des antécédents familiaux d’asthme, frères et sœurs, parents, grands-parents, etc. Quelles sont les caractéristiques de votre domicile, son ancienneté et sa situation, le type de chauffage, l’état du sous-sol, si vous avez un poêle à bois, un humidificateur, de la moquette, des moisissures, le type de literie, de meubles, existe-t-il des personnes qui fument dans l’habitation ?

L’examen médical :
L’examen médical de votre enfant ne s’intéressera pas uniquement à ses bronches, mais aussi à ses symptômes. Ainsi le médecin recherchera :

  • Une distension thoracique, c’est-à-dire un thorax bombé et déformé, des épaules rentrées.
  • Une toux, une respiration sifflante, un souffle court et d’autres symptômes respiratoires.
  • Un écoulement nasal, un œdème et la présence de polypes nasaux.
  • Des signes de sinusites, écoulement épais ou clair.

Examen fonctionnel respiratoire : pour savoir si votre enfant à une obstruction bronchique et si son état est réversible, les médecins utilisent un spiromètre qui mesure le volume d’air expiré avant l’inhalation d’un bronchodilatateur bêta 2 mimétique, et 15 minutes après. La spirométrie fournit différentes mesures comme la capacité vitale forcée (CVF) et le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS). 

Une réduction du VMS est le signe le plus fréquent d’une obstruction bronchique et se rencontre souvent chez les patients asthmatiques. Ce test est la mesure et la méthode de mesure la plus importante pour diagnostiquer et suivre l’asthme. La spirométrie permet également de connaître le débit expiratoire maximal (DEM). Une réduction des débits expiratoires maximaux à 25 et 75 % de la capacité respiratoire (DEM 25-75) indique une obstruction des petites bronches.

Le médecin comparera alors les valeurs obtenues par la spirométrie aux valeurs de référence selon l’âge, la taille et le sexe. L’écart du VMS de votre enfant par rapport à la normale est l’un des principaux critères de sévérité de l’asthme. Les médecins considèrent la spirométrie comme un outil fiable pour diagnostiquer la chez les enfants de plus de quatre ans. Pour les enfants moins âgés, le test est plus difficile à réaliser.

Les débitmètres de pointe : vous pouvez surveiller les débits respiratoires de votre enfant à la maison grâce aux débitmètres de pointe qui mesure le débit expiratoire de pointe (DEP). Ils sont disponibles dans tailles et des formes diverses, sont portables, pratique et faciles à utiliser. Ils permettent de tester la fonction respiratoire de votre enfant en mesurant le débit maximum d’air en litres par minute. Cette mesure n’est évidemment pas aussi précise que la spirométrie, mais peut-être facilement réaliser la maison. La mesure des DEP est un élément capital d’une prise en charge de l’asthme à long terme.

Mesure des volumes et débits respiratoires à l'aide d'un spiromètre
Les tests de provocation bronchique : si la spirométrie indique une fonction respiratoire normale ou quasi normale, mais que l’asthme semble la cause la plus probable des symptômes de votre enfant, un test de provocation bronchique sera peut-être nécessaire pour aider votre médecin à poser son diagnostic. Pour cet examen votre enfant va inhaler une faible dose de métacholine ou d’histamine, ou faire de l’exercice sous surveillance médicale. L’objectif du test de provocation bronchique est de constater si ces facteurs déclenchants provoquent une instruction bronchique. Des mesures des capacités fonctionnelles respiratoires sont pratiquées avant et après l’examen.
Les autres diagnostics possibles : même si l’asthme est responsable de la plupart des épisodes de toux récurrente, de respiration sifflante et de souffle court, d’autres maladies peuvent présenter les mêmes symptômes. Chez les enfants, les problèmes sous-jacents peuvent inclure :
Classification de la sévérité de l’asthme : si les antécédents médicaux, les symptômes et les résultats des examens complémentaires réalisés sur votre enfant conduisent votre médecin a porter le diagnostic d’asthme, il devra également en apprécier la sévérité. 

L’asthme (qui soit allergique ou non) se classe en quatre paliers :

  • Palier 1 : asthme intermittent
  • Palier 2 : asthme persistant léger
  • Palier 3 : asthme persistant modéré
  • Palier 4 : Asthme persistant sévère
 

Les étapes essentielles de la prise en charge de l’asthme :

Les bases de la prise en charge : pour maîtriser le plus possible l’asthme de votre enfant il faut qu’ils comprennent la complexité de la maladie, qu’ils connaissent les traitements, le pourquoi de la surveillance, les allergies, les facteurs déclenchants et favorisants.
Pour une bonne maîtrise de l’asthme il faut :

  • Une évaluation objective et une surveillance de la capacité fonctionnelle respiratoire de votre enfant. Non seulement ces examens aident au diagnostic, mais ils sont essentiels pour suivre l’évolution de son état et la réponse de son organisme aux différents traitements.
  • Un traitement pharmacologique de fond qui correspond à une prise régulière de médicaments pour prévenir les symptômes en traitant l’inflammation, la congestion, la constriction et l’hyperréactivité sous-jacentes des voies respiratoires.
  • Un traitement pharmacologique à court terme, par des prises de médicaments d’urgence action rapide lors des crises.
  • Une éviction et une réduction des expositions aux facteurs déclenchants et favorisant de son asthme.
  • Utiliser des médicaments pour prévenir les symptômes en cas d’exposition à des allergènes et d’autres facteurs déclenchants de l’asthme.
  • Une éducation continue sur l’asthme, pour lui comme pour vous, à partir des informations qui vous sont délivrées par votre médecin, une association d’asthmatiques, une école de l’asthme. Une éducation thérapeutique complète sur l’asthme est donnée lors des séjours de soins à la Guisane.

Les objectifs de son traitement : l’objectif global vise à une amélioration optimale de la fonction respiratoire de votre enfant lui permettant de conserver une activité physique quasiment normale. Si vous avez l’impression que votre médecin ne vous apporte un traitement adapté à son cas, consultez un spécialiste de l’asthme, un allergologue ou un pneumologue, ou contactez un centre spécialisé comme le nôtre. N’attendez pas que ses symptômes s’aggravent.

Notre établissement peut aider votre enfant à aller mieux, notamment si :

  • Il a fait l’expérience d’une crise d’asthme très sévère ayant mis sa vie en danger.
  • Il ne parvient pas à atteindre les objectifs de son traitement.
  • Son asthme sévère nécessite un traitement de fond préventif, et de fréquente inhalation de bronchodilatateur bêta 2 mimétique à action brève.
  • Son état nécessite l’utilisation continue de corticoïdes oraux, de fortes doses de corticoïde inhalé, où plus de deux cures de corticoïdes oraux par an.
  • Votre enfant à des problèmes psychologiques ou familiaux interférant avec la prise de son traitement. Les symptômes risquent de s’aggraver et de menacer sa santé.

Surveillance évaluation périodique : la surveillance continue de la maladie de votre enfant est un élément clé d’une bonne prise en charge à long terme. Les mesures d’évaluation de l’asthme doivent couvrir les domaines suivants :

  • Les symptômes de l’asthme. Votre médecin doit lui apprendre à reconnaître les signes d’une aggravation de ses symptômes. Il doit aussi évaluer l’évolution de sa maladie à chaque visite. Précisez bien à son médecin tous les épisodes de crise sévère, car ils indiquent peut-être que certains aspects de sa prise en charge son inadéquate. Votre médecin réévaluera alors sa maladie et modifiera son traitement en conséquence.
  • La fonction respiratoire. Votre médecin utilisera un spirométre pour surveiller sa fonction respiratoire une fois par an au minimum, selon la sévérité de son asthme, et sa réponse au traitement. L’utilisation d’un débitmètre de pointe pour surveiller vous-même son asthme est un élément essentiel de sa prise en charge.
  • La qualité de vie. Observer dans quelle mesure l’asthme affecte sa forme physique, son activité scolaire, son état psychologique, pour déterminer s’il atteint ses objectifs de traitement.
  • Le traitement médicamenteux. Votre médecin doit évaluer l’efficacité du traitement prescrit à votre enfant et prendre en compte les effets indésirables.
  • La communication. Une communication réussie entre votre enfant, votre famille et votre praticien est un point capital pour une prise en charge de l’asthme optimal.

Les cures climatiques

Face à l'asthme, pensez aux cures climatiques, qui sont bénéfiques aux enfants asthmatiques. En plus de la qualité de l'air en montagne, notre établissement offre un encadrement thérapeutique adapté.

Nous recevons en effet de nombreux enfants vivant en milieu urbain, dans des logements où les phénomènes allergiques sont nombreux. Acariens, poussière, animaux, pollens, pollution sont autant d'éléments capables de provoquer une crise d'asthme. La pollution est souvent extérieure , mais bien plus souvent intérieure, notamment du fait d'un tabagisme passif.

En l'absence de contact avec les acariens absents au-delà de 1 300 mètres et loin de toute fumée de cigarettes ou autres polluants, l'état de santé des enfants s'améliore lors des séjours en altitude. Les enfants allergiques aux pollens peuvent bénéficier du décalage de la floraison en montagne. Celle-ci est en effet plus tardive en altitude. Un séjour en période de pollinisation printanière en plaine avec retour au domicile au début de la période estivale permet à l'allergique d'éviter les périodes à haut risque pollinique.

Face à des asthmes sévères, des séjours prolongés de plusieurs mois ou de toute une année scolaire peuvent être proposés. Il s'agit le plus souvent d'asthme mal contrôlé par le traitement au domicile, parfois du fait du refus de l'enfant à suivre régulièrement le traitement de fond. Cette situation est fréquemment rencontrée à l'adolescence. Pour ces jeunes, le séjour est habituellement extrêmement bénéfique avec la disparition habituelle de la symptomatologie liée à l'allergie, une véritable réconciliation avec l'école et la pratique d'une activité physique. Autant d'éléments indispensables au développement psychologique de l'enfant !

La prise en charge est assurée par une équipe médicale pluridisciplinaire comprenant un pneumo pédiatre, un médecin, un kinésithérapeute, des infirmières, une psychologue et une diététicienne. Le problème de l'allergie alimentaire ne doit pas être négligé, c'est une maladie quatre fois plus fréquente chez l'enfant que chez l'adulte.
La prise en charge financière de ces séjours par la Sécurité Sociale se fait sur l'initiative du médecin traitant.

Les facteurs déclenchants de l’asthme

A chaque instant de la vie quotidienne de votre enfant, d’innombrables facteurs peuvent déclencher ces symptômes. L’éviction ou la réduction des expositions ces facteurs déclenchants et favorisant, essentiels à une bonne prise en charge de son asthme, permettra de réduire la survenue des symptômes respiratoires éventuellement de diminuer le recours aux médicaments, surtout ceux de l’urgence comme les bronchodilatateur.

Bien que chaque asthmatique soit plus sensible à certains facteurs déclenchants, la maîtrise de l’asthme impose de faire face à une multitude de facteurs, notamment en cas d’asthme allergique. L’asthme allergique est souvent associé à la rhinite allergique ou la conjonctivite allergique.

L’une des étapes les plus importantes pour maîtriser son asthme et d’identifier ces facteurs déclenchants et favorisant. Ces facteurs comprennent :

  •  Des pneumallergènes : animaux, acariens, blatte, spores de moisissures, pollens
  • Les irritants et allergènes rencontrés à l’école ou en collectivité qui aggravent une maladie déjà présente.
  • Les irritants inhalés : fumée de tabac, produits d’entretien, pollution atmosphérique.
  • Les facteurs déclenchants non allergique comme l’exercice et des facteurs physiques.
  • Les autres maladies : rhinite, sinusites, reflux gastro-œsophagien, infections virales, intolérance à l’aspirine, aux bêtabloquants et autres médicaments, sensibilité aux additifs alimentaires, notamment aux sulfites.
  • Les manifestations des émotions : rire, pleure ou cri. Même si les émotions ne sont pas directement responsables, leurs manifestations provoquent une toux ou une respiration sifflante chez les personnes aux branches hyper réactives, mais aussi chez les personnes  asthmatique qui souffrent d’autres maladies respiratoires.

Les allergènes : de nombreux asthmatiques aux symptômes péri-annuels subissent une aggravation saisonnière. Le nombre d’allergènes responsables de symptômes péri-annuels est si élevé que vous aiderez le médecin en lui détaillant le rythme saisonnier de ses symptômes. Par exemple si son asthme s’aggrave toujours de début mai à la mi-juillet, les graminées sont peut-être en cause. Les tests d’allergies sont alors utilisés pour confirmer le diagnostic et choisir le traitement approprié. Si les symptômes péri-annuels de son asthme apparaissent surtout à l’intérieur de la maison, les tests d’allergies vont permettre à votre médecin d’identifier les allergènes incriminés, peut-être les acariens.

L’asthme nocturne se présente sous forme de toux, de respiration sifflante ou de souffle court qui perturbe le sommeil et nécessite l’utilisation de bronchodilatateurs à action brève. Souvent grave, cet asthme est déclenché par des allergènes présents dans la chambre, par un écoulement vers l’arrière du nez à cause d’une rhinite allergique ou par une sinusite chronique. Il existe d’autres facteurs déclenchants de l’asthme nocturne comme le reflux gastro-œsophagien, une libération insuffisante d’hormone surrénalienne ou une réaction retardée aux allergènes auxquels votre enfant a été exposé dans la journée.

Les pneumallergènes : les pneumallergènes ou allergènes inhalés, sont certainement les facteurs déclenchants de l’asthme les plus courants car ils sont également associés à la rhinite allergique et autre maladies similaire. La réduction de l’exposition aux allergènes et la première mesure à prendre en cas d’asthme allergique. L’éviction efficace des pneumallergènes commence au domicile, avec une attention toute particulière pour la chambre car votre enfant y passe en moyenne un tiers de sa vie. Même s’il est exposé à des facteurs déclenchants au cours de la journée, la réduction des expositions pneumallergènes de la maison prévient déjà nettement la survenue des symptômes.

  • Animaux : les poils d’animaux domestiques, qui contiennent des traces d’urine, d’excréments et de salive, allergènes puissants, sont néfastes pour les asthmatique. Les chiens et les chats sont les sources les plus fréquentes de ces allergènes, mais les autres animaux à sang chaud comme les chevaux, les lapins, les rongeurs et les oiseaux en produisent aussi, quel que soit la longueur du pelage (ou du plumage). Les squames animales et humaines servent d’aliments aux acariens. Il est donc conseillé de ne pas introduire d’animal dans votre foyer. Si vous en avez déjà un, vous réduirez les symptômes de votre enfant et le recours aux médicaments si vous réussissez à limiter les contacts. Même si vous trouvez une famille d’accueil pour votre animal de compagnie, ces allergènes vont continuer à tourmenter votre enfant pendant encore longtemps, jusqu’à six mois parfois après son départ. Si vous ne pouvez pas vous en séparer, interdisez-lui la chambre de votre enfant.
  • Acariens : les acariens prolifèrent partout où l’homme s’installe. Ils aiment particulièrement nos matelas, tapis, moquettes, meubles tapissés, couvre-lits, rideaux, vêtements et jouets en peluche. Le régime alimentaire des acariens se compose essentiellement des squames que nous perdons en permanence. Les pelotes fécales des acariens sont parmi les allergènes et plus puissants de la poussière. L’éradication totale de ces habitants de la poussière est impossible mais vous pouvez prendre quelques mesures efficaces pour réduire l’exposition aux allergènes qu’ils produisent.
  • Blatte : les allergènes de leurs déjections, présent dans la poussière des maisons, peuvent déclencher les symptômes asthmatiques de votre enfant. Les allergènes de blatte sont particulièrement abondants dans les appartements urbains. De nombreux asthmatiques positifs aux allergènes de blatte ont nettement amélioré leur état grâce à la désensibilisation. La lutte contre les blattes doit comprendre les mesures suivantes :Les pollens : du printemps à l’automne, les arbres, les graminées et autres plantes herbacées libèrent des pollens responsables de rhinite allergique ou de conjonctivite allergique. Ces réactions peuvent aussi affecter son asthme en aggravant l’inflammation bronchique. 

Comme les pollens sont transportés par l’air, il pénètre facilement à l’intérieur de vos maisons où ils peuvent déclencher les symptômes de l’asthme.

  • Extermination de l’infestation. Pendant la fumigation rester à l’extérieur puis aérez pendant plusieurs heures.
  • Nettoyer entièrement le domicile après l’éradication.
  • Placer des pièges à blatte.
  • Boucher toutes les fissures au conduit par lesquels elle pourrait revenir.
  • Maintenez toujours votre cuisine très propre, ne laissait pas de vaisselle ça dans l’évier, vider la poubelle fréquemment, évitez de laisser de la nourriture en évidence.
  • Moisissures : les spores de moisissures libérées dans les endroits humides, le sous-sol, la salle de bains, les climatiseurs, les poubelles et sous les tapis peuvent déclencher des symptômes d’asthme lorsque votre enfant lésine. Les moisissures se développent aussi autour de chez vous dans l’État de feuilles mortes, le compost, les déchets de tente, les engrais, le foin et les granges. Les spores de moisissures sont en plus grand nombre dans l’air que les pollens, et leur libération n’est pas limitée une saison particulière. Selon votre lieu de résidence, votre exposition spores de moisissures peut se faire toute l’année en fonction de l’hygrométrie.

• Électroménager : les irritants domestiques les plus puissants pour l’asthme sont :D’éviter de manger ou de boire dans les trois heures avant de se coucher

  • La fumée de cigarette est l’irritant le plus courant à l’intérieur des maisons. Le tabagisme passif est associé à une augmentation des effets suivants : respiration sifflante persistante liée à l’asthme, admission à l’hôpital pour infections respiratoires, survenue plus précoce d’allergies respiratoires, réduction de la capacité fonctionnelle respiratoire, et même augmentation de la fréquence des otites séreuses. La fumée de cigarette précipite souvent les symptômes de l’asthme chez l’enfant. Arrêter de fumer et demandez à votre entourage de ne pas fumer.
  • Les vapeurs et parfums des produits d’entretien, des savons fortement parfumés, des colles et aérosol.
  • La fumée des poêles à bois ou de cheminée.
  • La fumée des poêle à gaz ou à pétrole mal ventilé.
  • Les pollens et les spores de moisissures qui pénètrent à l’intérieur, surtout les jours de vent quand les portes ou les fenêtres sont ouvertes, sont d’autres sources de polluants domestiques. Ces allergènes s’infiltrent aussi à l’intérieur, accroché aux vêtements et aux cheveux. Si votre enfant a de l’asthme allergique, il se réveille peut-être congestionné et la respiration sifflante car des allergènes ont réussi à pénétrer dans votre foyer.

L’asthme d’effort

L’asthme d’effort se manifeste pour des efforts d’intensité différente chez la majorité des asthmatiques. L’effort et dans certains cas le seul facteur responsable de symptômes comme la toux, la respiration sifflante et le souffle court. L’asthme d’effort se manifeste typiquement quelques minutes après le début d’un exercice violent, lorsque les bronches se contractent.

Les symptômes, qui atteignent leur maximum entre 5 et 10 minutes après l’arrêt de l’exercice, disparaissent spontanément dans la demi-heure qui suit, sans l’utilisation d’un bronchodilatateur inhalé à action brève. Si l’asthme d’effort est en général corrélé aux activités d’extérieur, même la montée d’un escalier en courant peut déclencher une crise. Si la sensibilité à l’asthme d’effort augmente sur votre enfant, prévenez votre médecin pour qu’il vous évalue pour qu’il évalue et le traitement en conséquence.

Certains athlètes asthmatiques utilisent chaque jour des corticoïdes inhalés pour maîtriser leur inflammation bronchique. Les athlètes de compétition asthmatiques ajoutent quotidiennement un bronchodilatateur bêta 2 mimétique inhalé à action retardé deux fois par jour ou un bronchodilatateur bêta 2 mimétique à action brève juste avant l’effort ou la rencontre sportive. Ces médicaments les aident à prévenir les crises d’asthme au cours de l’entraînement.

Les médecins préconisent la réalisation d’exercices d’échauffement et de récupération lorsque votre enfant pratique des activités sportives. Consultez votre médecin pour déterminer quels sont les exercices les plus adaptées au cas de votre enfant, qu’il intégrera à la prise en charge globale de son asthme.

Rhinite et sinusite

Un mauvais traitement des rhinites peut entraîner une sinusite. Cette affection des sinus aggrave parfois l’asthme, en particulier si elle ne répond pas à des antibiothérapies répétées. Une chirurgie des sinus et peut-être alors envisagés pour retrouver une maîtrise de l’asthme. Les études montrent que les asthmatiques qui maîtrisent bien leur rhinite ou leur sinusite améliorent nettement leur asthme. Le traitement du nez et des sinus peut limiter l’inflammation caractéristique de l’asthme. Il est essentiel de traiter la totalité des pathologies, et pas seulement l’atteinte pulmonaire.

Le reflux gastro-œsophagien

Le reflux gastro-œsophagien est un problème digestif qui survient lorsque la valve qui connecte l’œsophage à l’estomac est déficiente. Les acides gastriques et la nourriture non digérée remontent par conséquent dans l’œsophage voire parfois dans les voies respiratoires par inhalation.

Les enfants souffrant de cette pathologie ont souvent des renvois pendant et après le repas, se plaignent d’acidité dans la bouche et ressent une brûlure dans la gorge ou la poitrine, symptômes aussi appelés brûlures d’estomac ou indigestion. Le reflux gastro-œsophagien déclenche des symptômes chez de nombreux asthmatiques. Le passage du contenu gastrique acide vers les voies respiratoires aggrave l’inflammation sous-jacente. Le reflux gastro-œsophagien, avec ou sans l’inhalation de contenu stomacal, contribue à l’augmentation du bronchospasmes en raison d’une irritation de l’œsophage.

Si votre enfant a souvent des douleurs d’estomac et un asthme mal maîtrisé, surtout s’il subit des crises nocturnes qui perturbent son sommeil, son médecin doit évoquer l’éventualité d’un reflux gastro-œsophagien aggravant l’asthme. Pour soulager le reflux gastro-œsophagien, les médecins conseillent :

  • D’éviter de manger ou de boire dans les trois heures avant de se coucher
  • D’éviter les repas lourds et les graisses
  • D’éliminer ou réduire la consommation de chocolat, de Soda caféiné et de boissons gazeuses en général
  • De placer des calles de 15 à 20 cm sous la tête de son lit, son contenu stomacal remontera moins pendant la nuit.
  • Utiliser les médicaments indiqués pour le reflux gastro-œsophagien. Son médecin peut en prescrire pour réduire la sécrétion acide de l’estomac.

Les infections virales

Les infections virales comme le rhume ou la grippe agravent l’inflammation bronchique et déclenchent les symptômes de l’asthme. Les enfants asthmatiques de moins de 10 ans sont particulièrement sensibles infections à rhinovirus (infections des voies respiratoires supérieures, comme le rhume).

Les infections à rhinovirus, rhume ou grippe, induisent une hyperréactivité bronchique et favorisent l’inflammation allergique, conduisant de ce fait à une aggravation des symptômes de l’asthme. Chez les jeunes enfants, les infections virales sont la principale cause de crise d’asthme sévère car leurs voies aériennes plus étroites sont plus propices à l’obstruction. Si votre enfant à un asthme persistant, demandez à votre médecin de le vacciner contre la grippe pour réduire les risques d’infection respiratoire qui aggraverait son asthme.